LE PILON 11

Jean Pierre Lesieur / pages : 1 2/3/4 5 6 7 8/9 10 11 12 13 14/15 16 17/18 19 20/21 22 23 24 25 26 27/28

revue trimestrielle de poésie


 

n°1

n°2

n°3

n°4

n°5

n°6

n°7

n°8

n°9

n°10

n°11

n°12

n°13

n°14

n°15

n°16

n°17

n°18

n°19

n°20

n°21

n°22

n°23

n°24

n°25

n°26

n°27

n°28

Page 1

éditorial

J'ai voulu parler de la mer. Un choix fut fait dans la somme de poèmes reçus afin de composer un demi numéro sur ce qui tend à devenir : «le plus grand réservoir de pétrole jamais construit». Aussi me permets- je de suggérer : si vous déversiez directement le fuel du Moyen-Orient dans la mer vous feriez des économies de tankers, de pipe-lines et de plateformes. Les camions-citernes pourraient s'y approvisionner directement et nos pompistes vivraient très bien dans les block-hauss indestructibles qui parsèment encore notre littoral.

Allons, que diable, un peu d'imagination les hommes.

Dans le prochain numéro vous ferez connaissance avec PILON LA JOIE. Un petit personnage appelé à une célébrité aussi grande Que celle de la mère PILON qui ne lui donna pas le sein faute à père PILON émasculé à l'âge de 3 ans et 6 mois.

Revue publiée sans l'aide de la caisse nationale des lettres et qui s'en vante.

Page 2/3/4

Paul QUÉRÉ

KAN AN DISKAN DU

1

Accéder au non-lieu du dit
A la vie à la mort halant
La chaloupe des mots
Après le naufrage du transat
Spacemaker Amoco Cadiz
A l'ouvrage du vivre
Délier les filins d'une âme
Carguer la toile du vent
A la langue qui meurt
Breizhoneg privé du compas
Du cœur Du sextant du parler
Impossible de faire le point
Dans la tempête des mass media

2

Le nord des fins de terre
Des côtes de granit rose
de l'enfance
Perdu dans la marée des cloches
Englué dans la grasse nuit
Des tocsins
Et les échos des voix du sang
s'affaiblissant
ARMOR ARMOR ARMOR
Tube à toutes les radios
En tête des hit parades
De la pollution
Et son gimmick tonitruant
Métallique et sinistre craquement
De tanker
En ce début de printemps 1978
La blanche marée des neiges
D'antan tombant
Flashes spéciaux d'information

3

Au verso de la triste cire
Odeurs de cierge débandant
D'encens aussi qui coule
Par la plaie ouverte
Au pouls des ports
Frappés par l'embolie
De KORC'H aussi de MORC'Hs
fixés par la stabulation
l'argoat qui se terre
Belle I(s)Le en ce même silence
Une autre scie à la mode
BREIZH âmée         BREIZH amée mucho
Parle à mon cul Paris
Car ma tête est malade

avril 1978

Orthographe breizhoneg non garantie
korc'h : merde   mord'h : porc


 
Page 5

Claude ALBARÈDE

Nous partageons exactement l'éternité
sommes mortels par récompenses successives
une étouffante symétrie s'empare de nous
l'apothéose est dans le sillage argenté
qui rassure la raideur des squales

Nous labourons le même toit vaincu
qui fut tranquille au ball-trap des colombes
la mer trouée dans son juste milieu
pèle en secret sa pensée de pondeuse

et le jour ploie referme son bateau,
sous les chaluts protubérants et les fritures
Enveloppé d'oiseaux déments le vieil art rejette à poignées
son moi sans futur aux sillons.
 

Page 6

Dominique ALBRESPY

Les gorges roulent des éclats embryonnaires de feuilles mortes dans l'air une fumée verte d'arbre gonfle son buste saint sept sexes d 'hommes et sept sexes de femmes font bonne chair dans les ramures dans le soleil s'amusent

 Le ciel est narquois sommaire toujours bleu depuis le temps Un berceau sur le trottoir je vois deux jeunes filles dans l'arc-en-ciel dorloter l'enfant malingre

La neige est poussière sainte   pouah    je vois derrière les carreaux de ma fenêtre les sexes fracassant leur foudre

Huit fenêtres  une porte et personne aux ouvertures terrestres

Une femme vêtue de bleu traverse l'azur de la chaussée une automobile traverse un carrefour. libidinal

Les toits bouillent une tuile rouge

Des soleils au reste noir

Des chansons.comme des flux et des reflux berceurs

Page 7

Michel MONNEREAU

herbiers désuets du cœur ( visages
d'hier / photos d'acétylène
sur frises blanches)
les agendas s'ouvrent les veines
sur la rue d'aujourd'hui ( cerises,
cris des camelots, coups de feu
des moteurs)
rue de Javel un air anglais swingue
sur les pavés (simple jour avec
mode d'emploi incorporé /
ouverture croustillante des croissants)
c'est un jeu triste et gai d'aller
entre les gens / les chiens / les boutiques
de mode ( crépitement
des phrases)
de jouer sa vie au
loto-rétro-aspro /sans gagner

Pages 8/9

Jean CHATARD

Ils meurent doucement à l'appel du
silence et c'est la pluie qui vient
s'incliner sur leurs ailes brisées
Ils se couvrent d'avrils ils se
laissent piéger par l'odeur
du varech en offrant· au soleil
l'abri d'une légende
Ils annoncent enfin de nouvelles semailles
Laissant à l'incendie les feux d'un
héritage ils hissent bras sur bras des
vols et des années
Jusqu'à la peur encor des
rives déployées

 



Ils ouvrent simplement le cœur du jour ils
nomment halte l'incendie ils prêtent
aux forêts d'inquiétantes splendeurs
Ils font naufrage quelquefois
Souvent ils s'évaporent sur le delta soyeux
des marées et des ans ils conduisent aux champs
d'intrépides licornes ils ornent le biais de
miroirs somptueux de gestes lents
ils se nourrissent d'imprévus
Ils arment désormais de troublants
arsenaux de tièdes crues ils font
du tout venant de graves péninsules
Ils ont pour nom le bruit du fer le
cri de l'or quelque poussier
quelques armoiries folles
Un temps secret

Page 10

Pierre Claude ARTUS

Leitir Meellain

La pluie, la nuit tombe, aussi
                  et je n'ai rien écrit depuis longtemps
il est dix-sept heures à lettermullen et les enfants
                  sont rentrés de l'école
ils mangent des tartines de confitures en regardant
                  de la tourbe brù1er
                  en regardant la pluie tomber
en regrettant que la pluie tombe
                   parce qu'ils ne peuvent pas aller jouer
                   les cages à saumons ne bougent
                   sur leurs flotteurs oranges
pas beaucoup plus que les rochers pleins d'algues
                   qui font des trous le soir
                   dans la surface luisante de l'eau
Page 11

Amina SAÏD

LES AILES SOUFFRENT DE MORSURES
Elles disent quelle violence fait obstacle
AUX NERVURES DES FEUILLES

Tu absorbes dans tes cales les moissons qui se veulent les plus magnifiques
Au retour dans tes yeux dansent précipices et falaises
Au bord de tes cils défile une bordée de clochards que lapident les enfants nés du quai des terrains vagues Tu t'affaisses et de chaque pierre fais un ,oiseau que tu libères en une silhouette qui depuis hante les rivages

LES AILES SOUFFRENT DE MORSURES
Elles t'avaient dit la violence qui fait obstacle
AUX NERVURES DES FEUILLES

Page 12

Jean BOUHIER

Plage

Amas de couleurs et de chairs
sur un sable sale
bourdonnement de lèvres
cris d'enfants libérés
Une mer qui se confond
avec les voiles mortes
de manque de vent
Le vide total des cerveaux.

Page 13

Alain JÉGOU

percevoir la joute
bordé d'écume
le cul endolori de rigueur
et les mains poignantes sur son mental
à cheval sur la réalité de l'image
constant refus des normes
et ventre d'étoile sous la morsure
le social boxé d'halluciné
se venge et mastique l'imaginaire
 

Page 14/15

Jacques-Louis DARTOUX

Dans la lumière de l'arbre
Au plus près du miroir
Il convient de prendre date
Pour ce rêve qui habille la mémoire
Les chemins tiennent parole
Le ciel se cherche une gloire
Un regard au loin demeure
 

C'était ton ombre sur la porte
Et l'ouvrage du grand vent
Tu parlais bas sous les larmes
Aux frontières incisives du silence
Il fallait pourtant observer ce visage
Tracer le signe qui délivre
Fournir la preuve du matin
Dans cette contrée oubliée
qu'une nuit tenace investissait

De lents convois
A peine si le ciel tourne
Mais les terres se lèvent
Sous le jeu du vent
Demain viendra la mer
Où reconnaître les visages
Nos mains dans l'écume hasardeuse

Le matin qui venait
L'eau la fenêtre
Le souffle la porte
Une table visitée par l'espace
Les pas ensuite
Des arbres victorieux
Les champs
Le puits commun
Les paroles d'une enfance

Page 16

Philippe ERBS

Regarde-moi avec ta colle tes feuilles c'est l'automne des biches suçant le cerf mort.
La terre souffle le crayon passe des oiseaux millénaires avec dans le bec ces choses tordues ces choses droites au hasard d'une lettre, l'homme blessé. Dans la cendre des genoux se cache le cheval clignant de plomb. Diane blessée nuage rouge pluie nomade où coule l'inverse le fluide et la rame du métro celle de zéro heure. Nous recommencerons tout d'un coup de plume et le sexe pointé comme un fusil vers eux. L'ombre de la peur se détachant peu à peu de leurs cigares.

Page 17/18

Hervé MERLOT

CROQUIS AVEC PASSAGE(S) D'ARTISTE(S)

de bleu Rembrandt        imaginée
- monochrome de Monory
surpris
             par l'exubérance d'un
                        Chagall

Erik -
il savait tout         déjà
des
" Croquis et agaceries d'un gros
bonhomme en bois"
             ( sûr je ne suis pas gros
              mais le physique importe peu )
                       aux
"musiques intimes et secrètes
- Satie

deep rose
on the highway 61 with
a Dyland's song
et californian
                   dream

Parfois comme             sur ce dessin d'Escher

- cage des escaliers -                    je
parcours interminablement le même
 

lieu                   la même geôle

 

l'exil                         quand tu te tais
fille du Chelsea             âme du fado
le lai du rossignol réinventé par un rebelle
et un song de Joan Baez

mille mots         mon amour
pour cerner ton écho

Page 19

Pierre AUTIN-GRENIER

Je me souviens de certains jours où, chaussé de bottes noires, j'écrasais les escargots d' un coup de talon et poursuivais mon chemin en riant aux éclats, tel un dément...
Mais tout cela ne peut être vrai ; "il a un bon fond" allait répétant partout ma garce de mère.
Mais tout cela est faux puisque je n'ai jamais eu de mère et qu'elle n'a jamais rien dit de moi
Je suis né d'une coquille d'escargot écrasée par la botte noire d'un enfant fou, en début d'avril, de suite après la guerre gagnée par les limaces.
EST·CE POUR CELA QUE J'APPELLE TOUJOURS L'ORAGE ?

Page 20

Michel MONNEREAU

Les vèlocipédes sont abolis

Article 1 : les vélocipèdes, grandeur nature, chromés ou non, avec changement de vitesse ou monovitesse, avec guidon de course ou

Article 2 : guidon normal, avec ou sans passagers, à l'instant même sont

Article 3 : abolis

Article 4 : les grands bis, les grands béats, les grandes baies, sont, exceptionnellement maintenus tels, à la seule condition de les emprisonner dans

Arlicle 5 : des musées assiégés par la poussière et ladite culture signée de main de  maitres à penser ou autres

Arlicle 6 : en conséquence, tout recyclage est démocratiquement interdit ainsi que l'usage des termes apocryphes "randonnée" "monter en danseuse", "mettre le nez dans le guidon", "sauter dans la roue" etc.

Arlicle 7 : en conséquence, tous les contrevenants aux lois sur la propriété des vélocipèdes ayant déjà purgé à grand peine ou facilement une peine pour vol de cycle se verront rembourser intégralement, en espèces ou en jours revivables (suivant le cas)

Article 8 et dernier : la roue tourne, néanmoins ..

"P.S. toute personne s'étant reconnue dans la description des vélocipèdes actuellement en usage est suspecte.

Page 21/22

Roland NADAUS


Quelques cocktails
à servir pour réussir
dans l'hexagonerie poétique

ASCINTER'S

Une barrique d'articles élogieux
( utiliser toujours les mêmes )
avec juste ce qu'il faut d'esprit de sel
pour que ça ait tout de même du goût
Bosquet à volonté, clous de girofle
surtout, pas de foutre ;
rien que de la liqueur séminale.·
Une pincée de regrets peut mieux faire
et un zeste de bons conseils paternels
à charge de revanche
- A servir dans des vases communiquants -

TARZAN'S VAOUH

Uue vieille bouteille de Sexérieux
Un petit flacon de Liuguigin's
Un tonneau de suffisance
- Il est recommandé d'emprunter quelques
gouttes d'Humour au voisin pour
ne pas sombrer dans la déprime -


RÉVOLUTlON'S TO-MORROW


Une grande dose d'absence
quatre futailles de refus  du réel
Un tombereau d'apocalypses
La flamme du foutre inconnu
Une citerne de pelotons verbanescent
Un bassin de mains pures
Trois mers d'oracles indéchiffrable
Quatre fosses de bave injurieuse
Un étron de science infuse
Cent abysses de regardez-moi
Sept sachets de certitude lyophilisée
Un demi muid de néant vierge
Deux baquets de méprisium trémens
de la linguistovaginite
à profusion et pour finir
pour finir
un  océan de ratures
bulletin de vote pour le destin
- A servir quand il sera trop tard demain -

Page 23

Michel LUCARELLI

Déjà pénétrée
au premier clin d'œil
deux mots bien ficelés
et hop!
l'affaire est dans le sexe
les petits verbes
entretiennent la chair.
 

Page 24

Jeannette BESANÇON-FLOT

Pilon-Récupération

Voici mes francs, voici mes sous
pour pilonner l'année prochaine
Et ne vous donnez pas la peine
de vous confondre en mercis fous.
Le PII.ON est un feuilleton
qui réconforte et vivifie,
zutique, ardent el compagnie.
Bonton. Elle bon ton c'est bon.
Je me fendille le coccyx
à l'évidence du message
qui débarrasse de la rage
tous les poêles incompris (1) (2)
Un seul truc me blesse le sein, (3)
que pour paraître ils tuent des arbres
ces pilons-de-mains abmirarbres (4)
mais j'y pense : c'est du sapin récupéré
post la Noël
dépouillé de ses girandoles
boules dorées et fariboles
pour que luise: PILON-SOLEIL.

(1) Prière de prononcer l's final si vous déclamez haut ce texte
(2) Ils le sont tous
(3) Le gauche côté coeur
(4) Licence poétique

Page 25

Dictionnaire pilonesque/ Jean DERRA

PILONCEAU : Jouvenceau rimeur qui prend son pied pour la première fois, avec une grasse alexandrine. De telles répétitions le conduiront, peut-être, au prose élitisme.

PILONCELLE : Jouvencelle qui débite des scies dans les salons de la comtesse.

PILONCELLERIE : C'est l'accouplement entre termes, affres, o! dites

PlLONOIDE : Adjectif accompagnant le substantif DROIT et tendant à éliminer de notre langue des expressions aussi choquantes et surannées telles que :
Le DROIT de cuissage (il n'y aurait plus de seigneurs) Le DROIT de matraquage (pauvres petits poulets) Notons, au passage (à tabac ou ,à la casserole), que les actifs s'excusent, après coup, (parfois), évitant à leur «patient» la peine de les excuser. «Essuyez-vous les pieds, S.V.P., mais gardez vos souliers».

Page 26

Les conseils de la mère Pilon

Les stances au mazout

Attendez que passent à portée de vos jumelles de belles stances en état de dérive, grasses et dodues. Procurez-vous un pétrolier, un pavillon de complaisance, emboitez J'un dans l'autre. Laissez voguer le tanker. Remplir la bête avec du pétrole bien polluant. Louez les services d'une tempête et semez ici et là quelques clous de récifs.
A brève échéance vos stances nageront dans un drôle de bouillon de culture.
Épuisez largement en surface pour les récolter.

Le rat de marée sur canapé

Inspiré de la recette précédente. Utilisez les mêmes ingrédients. Prendre dix stances et un pétrolier plus gros de quelques milliers de tonnes. Échouez (une habitude poétique) - le. S'il ya un seul rat à bord, vous le verrez foncer à toute allure vers la côte, au gré du courant de marée dansant sur une belle nappe de pétrole. Invitez vos convives à se mettre à table.

Page 27/28

Enquêtez

Notre grande enquête : Pourquoi le PILON n'est pas original?
Notre deuxième enquête : ( aussi grande que la première ) le PILON en l'an 2 000 ..
Notre troisième Enquête : Pourquoi n'écrivez-vous pas? Écrivez-le nous
Notre quatrième enquête : Quelle épitaphe Mettriez-vous sur la tombe de GLADIATOR à Fleury-Mérogis?
Notre cinquième enquête inédite : Enquête sur l'enquête. Que penser des enquêtes? ENQUETEZ.
Sixième enquête : Le délirium trémens est-il  une maladie dangereuse pour les extrémités des extrémistes?
septième enquête : préféreriez-vous être poète athée on poète chrétien?  Réponse succinte S.V.P, Dieu (ou un autre) vous le rendra.

Petite correspondance

La charte du poète artisan n'a pas été amplifiée par 1es médias. Si vous ne l'avez pas lue, il m'en reste. C'est un document que je peux fournir cartonné et clefs en main.
Ceux qui me suivent se rappellent de la raison pour laquelle je n'achète plus d'huile LESIEUR. Les autres écrivez.moi, faut pas mourir ignare.
Le mundial en Argent(ine) c'est dégueulasse  et pourtant j'aime jouer au foot mais pas avec les règles du ballon prisonnier.
Au risque de répéter beaucoup, il faut dire que les poètes artisans ont leur rôle à jouer dans la société au devenir con qui est la-nôtre.
Est poète-artisan celui ou celle qui s'organise de manière à être entièrement maitre de son art de la création à la distribution.

Les lendemains qui chantent, les présents qui déchantent et le passé qui ne sait plus chanter il en en a tellement vu.

Délivrons la dérision partout où des cons chefs de rien outrepassent le pouvoir qu'il détiennent d'on ne sait qui ni comment. La larme à l'œil.

Albarède me suggère d'entrer en conclave pour élire un autre pape.. PIE long, bien sûr.

Merci à PO&SIE qui en échange du PILON m'envoie des bulletins d'abonnement. Curieuses mœurs qui illustrent bien la eourtoi.ie du fric.

Dans le bulletin du livre consacré à l'édition, 78 éditeurs se targuent dans leur raison sociale de POÉSIE. Combien de poète. peuvent en faire autant sans  crever... de faim.

Si, seulement, tous les poètes, ou prétendus tels, s'abonnaient je devrais avoir plu. de 120 abonnés... A moins que seuls le. vrais...  II faudra que je publie la liste, un jour, pour la postérité.

Faites Vivre le PILON en vous abonnant, en abonnant vos  amis (abonnement-cadeau), en le diffusant, c'est son seul suc  nourricier.







 












 



 





 

 



 

 

 

 






 



 


 





 

 






 

 

f