comme en poésie numéro 29

 
Jean Pierre Lesieur

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Le Pilon

Sommaire


Page 1 : édito : JPL : L’utopie n’est plus ce qu’elle était.
Pages 2, 3 : Catherine MAFARAUD
Pages 4,5 : Elisabeth ARAGON
Page 6 : Pierre ZIEGELMEYER
Page 7 : Daniel PERTHUIS
Pages 8 : Michelle CAUSSAT
Page 9 : Jacques MORIN
Page 10 : Gérard LEMAIRE
Page 11 :Jean Marc THEVENIN
Page 12 : Bernard LANZA
Page 13-14 : Robert ALATEINTE
Page 15 : COMME SUR INTERNET
Page 16-17 : Les cartes-poèmes
Page 18 : Jean-Paul GAVARD-PERRET
Page 19 : Comme dans les livres
Pages 20, 21 : Jean-Pierre LESIEUR : Dérisoires, Journal.
Pages 22-27 : Dossier Où t’as bobo poète? (Lahu, Paris, Mafaraud, Clod’aria, Caradec, Lemaire, Nadaus)
Page 28 : COMME LA POESIE A L’ECOLE
Page 29 : Philippe VALLET
Page 30 : Alain MALHERBE
Page 31 : POT AU FEU
Page 32-33-34 : ALBARÈDE (les coups de gueule d’)
Page 35 : ZIM
Page 36 : COMME EN PETITES ANNONCES
Page 37 : Jean L’ANSELME
Page 38 : LES REVUES
Page 39-40 : Esther MOïSA

extraits

L'UTOPIE N'EST PLUS CE QU' ELLE ETAIT

  • Je croyais, naïvement, qu’en payant, par dérision, un euro la page de poème dans la revue, je ferai plaisir aux poètes et bien non, ma provocation, car c’en était une, a soulevé, une (petite) polémique, entre les lecteurs. Certains sont pour, d’autres violemment contre. Je persiste à croire que si l’on donnait la possibilité aux poètes de vivre décemment de leur art ils n’iraient pas grossir à plaisir les rangs de l’éducation nationale ou choisir des métiers plus ou moins alimentaires. ILS VIVRAIENT DE POESIE ET EN POESIE! point barre.
    Je passe en pages 39/40 la réponse d’Esther MOÏSA à Gérard LEMAIRE, droit de réponse étendu dont elle profite pour mettre au point sa position par rapport à la revue et au paiement du poème qui n’a rien à voir avec le «salariat» du poète.
    En la paraphrasant, «être poète c’est une façon d’être, de vivre, de propager le feu, la révolte, la subversion permanente tous azimuts» et j’ajoute “être aussi maître en écriture poétique”. C’est un tout indissociable.
    Je n’ai pas envie de continuer ce jeu de pin pong pour lequel je me sens peu entraîné: terminus pour le paiement et ses à-cotés.
    Il y a un aspect de l’aide qu’on peut apporter à une revue, en plus de sa diffusion, et qui n’est pas susceptible de pression, c’est de lui payer des machines pour la fabriquer. Un ordinateur, un photocopieur ou une offset et le tour est joué, plus rien à demander d’autre. Le poète artisan de son oeuvre et ouvrier de l’impression. Pensez-y messieurs les mécènes ou organismes para quelque chose.
    Je reviens encore un peu sur les concours de poésie. C’est vrai que cette manière de faire parait un peu «infantilisante», mais c’est le moyen de se faire éditer gratis, à condition d’être l’heureux élu et de ne pas avoir à acquitter des frais somptuaires.
    J’ajouterai que les propos des uns ou des autres que je publie dans la revue, comme on dit : «ne reflètent que la pensée de ceux qui les écrivent». Je suis assez grand pour écrire ce que j’ai envie de dire sans porte-voix ou porte-flingue, mon porte-plume traitement de texte me suffit.
    Et dans ce numéro on retrouvera les «coups de gueule» d’Albarède, qui ne sont que de la polémique sur la poésie et pas du cassage de vie de poète.
    Je reviens aussi sur le ZIM, sa dernière compagne m’a téléphoné, il semble qu’il a fait don de ses manuscrits à la Bibliothèque de Carcassonne, qu’est-ce que la responsable va bien pouvoir en faire? Qui va vraiment prendre en charge la publication de ses dernières oeuvres encore inédites? Comme en poésie suivra l’affaire en fonction de ses petits moyens.
    Dans ce numéro, aussi , un dossier : Où t’as bobo poète? C’est vrai que ce n’est pas porteur poétique comme thème la maladie, mais j’ai vu avec INFARCT l’impact que ces quelques lignes ont eu sur les lecteurs et une poésie «reportage et ethnographie du temps», dans un style simple, immédiatement accessible, pour tous, naïve, peut-être, doit pouvoir trouver sa place dans la revue.
    Je boucle donc les trois ans d’existence, avec mes 12 numéros parus, ce qui n’est pas si mal, avec les moyens du bord, et avec l’espoir que l’an prochain vous serez encore plus nombreux à me tenir compagnie. JOYEUSES FETES ET BONNE ANNEE 2003 qui verra peut-être revenir l’amoureuse prodigue