Comme en poésie n°33

Jean Pierre Lesieur

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Au sommaire du numéro 33 :

Page 2 : (édito) Jean-Pierre LESIEUR

Pages 3/6 : Anne BLAYO

 Pages 7 : Véronique LE GUEN

 Pages 8/9 : Fabienne ALLIOT

Page 10 : Yves PLAMONT

Page 11 : Franck LEGAUD

Pages 12 / Chem ASSAYAG

 Page 13 : Didier OBER

Pages 14/15 : Stella VINICHI RADULESCU

Pages 16 : Olivier MATHIAN

Page 17 : Alain JÉGOU

Page 18 : Pascal MORA

Page 19 : Mathias LAIR

Page 20/21 : Jean-Louis MASSOT

Pages 22 : Georges CATHALO

Page 23 : Jeanpyers POËLS

Page 24 : dessin de Luce GUILBAUD

Page 25 : André NICOLAS

Pages 26/27: Christophe PETIT

Page 28/29 : Zébane Fanfreluche/Flam

Page 30 : Sylvie BOURCIER/Pauline LABRANDE

Page 31 : Jean-Pierre GAUBERT/Bernard LANZA

Pages 32 : Morgan RIET

Page 33 : dessin de Luce GUILBAUD

Page 34 : Bénédicte LEFEUVRE

Page 35 : Muriel CARUPT

Page 36/37 : Marc Antoine BRACHET

Page 38/39/40 : Hozan KÉBO

Page 41 : Yves PLAMONT

Pages 42/43 : cartes légendées

Page 44/45 : Pierre MIRONER

Page 46 / 47/48 Pascale LÉONETTI

: Page 49 : Marc BONETTO

Pages 50/51 : Comme dans les livres/ bric à broc

Pages 52 : Claude ALBARÈDE, Alain SURE La pasticherie

Page 53 : COUPS DE COEUR

 Page 54/55  : Comme en revues

 Page 56 : De vous à moi ou de moi z’à vous.

 

Tableaux  de couverture : YVEL

 

 

Extrait du numéro 33 :

 

Dites 33 et votre mal de poésie sera reconnu. Numéro 33 le chiffre bicéphale vous va merveilleusement au teint. L’édito est une coutume dans comme en poésie et dans pas mal de revues je ne déroge pas, ni ne dérange parce que audience courte et ciblée.

              Sommes nous en mal de culture? Et ne devrait-on pas muscler la poésie aux OGM pour qu’elle puisse contaminer, transformer, détériorer, se répandre et  répandre aux alentours le droit à l’insoumission qui est un devoir. Bon ce n’est pas non plus toute la poésie qui est insoumise, mais quand je la rencontre j’aime bien lui faire la cour.

Christian Degoutte, dont j’admire la chronique et envie les pages dont il peut disposer dans Verso, me parodie en faisant du à la manière de dans la critique ou il chronique le numéro 30. Christian, toi tu officies dans une revue riche, pleine de pages, moi dans une revue pauvre avec les pauvres moyens de son « patron » et peu de pages, 56 maintenant, alors je privilégie les poèmes. C’est un choix.

Mais je n’ai rien a justifier. Je termine de payer ma machine dite photocopieuse couleur, dernière mensualité en février et il va falloir que je rame un peu cette année pour boucler les fins de mois, ramer, ne suis-je au bord de mer, j’ai l’habitude. Je n’ai rien à justifier puisque je ne sers que la poésie et que je n’en fais pas un commerce de charmes, du moins pas encore.

Bartabas a réclamé ses subventions d’une manière disons légèrement musclée, je ne porte pas de jugement de valeur mais je crains fort que l’assistanat conduise irrémédiablement à des réductions plus ou moins drastiques qui mettent en fureur celui ou celle qui ne les reçoit plus. Si toutes les revues qui sont dans ce cas employaient la même méthode le ministère de la culture deviendrait un bunker avec accès gardés et mot de passe. Ce qu’il n’est pas sinon ça se dirait.

Je mets sur le site http://www.pagesperso-orange.fr/jean-pierre.lesieur les numéros du Pilon pour la petite histoire poético-littéraire si le cœur vous en dit vous pouvez aller y faire un tour.

Méfiez-vous d’internet le trop finit par lasser le lecteur et je vois beaucoup de jeunes ou moins jeunes poètes apparaître partout et tous les jours, en poésie ce qui compte c’est de tenir la distance de la qualité, la quantité ne suffit pas.

Il suffit de laisser tomber le voile pour se rendre compte de ce qui se cache derrière, et souvent derrière il y a un joli minois qu’on voudrait embrasser sur la bouche, mais attention la surprise peut être plus cruelle, ça pourrait être tsarkosky.

Bonne lecture de ce trente et unième numéro dans lequel j’ai encore mis beaucoup de poètes ce qui vous en donne pour votre argent et vous permettra de découvrir tous ces beaux poèmes qui nous régalent et s’il y en a qui ne vous plaisent pas, soyez indulgents la poésie est innombrable.

 

 

Stella Vinitchi Radulescu

1

un homme suspendu à une rose sa gorge
qui brûle

 la clé oubliée sous la porte

 trois pétales et les mots pour les dire
1 'habitude de chanter sa vie
ce qui s'arrondit ce qui va de soi fléchit
s' articule

 l'incertitude d'être ici parmi tant de choses
qu'il faut nommer

 : le soir comme un buffle
: la mer comme un souffle
: ton visage comme une bougie
une rue à droite l'autre à gauche hélas

 

applaudissez
l'amour qui se cache dans les gares
les couleurs pâles
les amants en fleurs jonquilles cerisiers

 les grands déserts

 le clair-obscur

 

2.

la conscience se réveille

 

le quotidien met son chapeau
de paille:

 

une belle journée passée en compagnie
des hommes

3.

la neige va fondre je vais me taire
vous allez piailler dans vos tombes les verbes
vont rouler libres sur la page quelqu'un
va parler comme un dieu quelque chose
va s'appeler ville
ou sable
nous allons chercher abri dans une conque

 si légers si légers

 presque impondérables ...

 

4.

la tête posée sur la nuit      la nuit
épaisse ses étoiles

 assoupies
: l'oreiller blanchi

 à l'aube
par les rêves

 : comme c'est doux
d'ouvrir les yeux et de voler

 au monde
une minute de lumière