comme en poésie numéro 37

 
Jean Pierre Lesieur

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Au sommaire du numéro 37

Nul n’a le privilège de la poésie et nul ne peut se vanter d’être le poète de son temps tant le temps dérive vers le noir absolu et l’arbitraire.

              Comme en poésie créée en 2000 avait 32 pages, ce présent numéro en a 64; il a doublé sa pagination en 8 années, sans aucune augmentation de prix. Pour rester dans la norme je devrais mettre l’abonnement à 24 euros.  Pour l’instant je n’y touche pas d’autant qu’il semble que nous allons entrer dans une période de difficultés financières et professionnelles. Réjouissez vous lecteurs fidèles.

J’ai mis sur Internet l’idée que les revues de poésie prennent en charge leur diffusion, ce qu’elles sont obligées de faire en ce moment, mais aussi qu’elles s’entraident dans ce domaine. En utilisant la toile, comme on dit, on doit pouvoir créer un site de référence où les abonnés/lecteurs trouveront des abonnements groupés, des informations sur les parutions, etc. (travail peu fait par les diffuseurs)

Cerise sur le gâteau c’est la régionalisation de la diffusion. Un référent par région chez qui les bibliothèques, les médias de toutes sortes, les libraires  trouveront des numéros plus facilement.

Maintenant il y a le problème de la poste. Ce service coûte très cher aux revues qui ont du mal à se diffuser autrement. Ne pourrait-on pas profiter des déplacements des animateurs ou des lecteurs pour qu’ils puissent emmener les revues d’un point à un autre en utilisant internet pour les échanges de bonne volonté.

Ce ne sont peut-être là que quelques idées utopiques mais si nous avons la volonté il n’y a aucune raison qu’il n’en sorte pas quelque chose de concret.

On pourrait aussi envisager l’autoproduction de nos revues. C’est un mouvement qui est amorcé et qui devrait prendre plus d’ampleur. Avec de petits investissements on se passe des imprimeurs, relieurs et autres. Le numéro que vous avez dans les mains a été entièrement fabriqué par mes bons soins. Au lieu de demander des subventions financières pour un numéro essayons d’obtenir des tutelles qui acceptent, des machines : photocopieuses, relieuses, massicot et le nec plus ultra chaine d’impression.

Saura-t-on, revuistes, profiter des difficultés qui s’annoncent pour revoir de fond en comble la fabrication et la diffusion de nos revues auxquelles nous tenons tellement. Qu’en pensez-vous, et toi lecteur, lectrice ?

 

 

 

EXTRAITS DU N° 37

Zone de Texte: Laurence 
BOUVET

 

Laurence BOUVET

 

 

L'arbre penche/ ses branches entremêlées sont

Ecriture sauvage arabesques rinceaux boucles

Cerceaux mille signes épars à la face de 1 'homme

Donner un sens à tant de surprise serait parjure

Si peu de désir tendu et de brisures à l'encan

 

Changer le plomb en or n'est pas langue morte

Ni le feu puisque le jour vient sublimant la nuit

Les platanes verdoient et vous comptez les rayures

Du carrelage / l'époque est sans mémoire qui vous trahit :

 

Un deux trois soleil !

 

Processus de paix plaies au flanc du tireur

Un enfant est tué qui serait mort

Qui serait mort par balles ou par vice et versa qui

Ou trop ou pas assez l'affaire du nord fait un tabac

 

Un rideau de nuit décapite les arbres sous vos fenêtres

 

Mort Nougaro mort itou sida sang contaminé

Sans papiers sans OGM Associés et Compagnie

Génétiquement marqués les gens sans gêne !

L'Auberge espagnole        vous la Petite Châtelaine

Les Poupées Russes     eux        les Bourgeois de Calais

Quelle engeance! Manque plus qu'un V pour faire

Vengeance! Docteur Bancroche et Mister Bling

Se donnent la main sous cocaïne poings à la ligne

 

...........................................................................

 

Alibaba se pourlèche les babines soudées aux parois

De leurs barils          vous répétez et vous confondez

L'anticyclone des Assores et le hareng contre

Perturbations indélébiles votre foie ne fait qu'un

Avec les vents venus de l'intestin et il grêle depuis

Six étés sur la junte militaire/ les quarante voleurs jouent

Au CAC sous les tilleuls/personne n'est venu vous voir depuis

 

Vous confondez et vous répétez ... Delenda Carthago

 

Six mots pour une thérapie votre esprit mime Guignol et

 Bilboquet ... Petit Jésus je ne l'ai plus ... Vous répétez.

Sismothérapie for a dream/ sismothérapie for a dream

Ladiesfirst! Mon écumeuse ...

 

A l'ombre d'un mur en ce jour de mai

Je marcherai    j'irai rompre la peur l'implorante

A l'envers de tout enfermement j'irai

Reniant du passé son poids l'unique cause

Sous l' œil attentif du visage perpétuel

 

« J'ai tout perdu, rien ne me manque! »

Criera le mensonge du fond de son impasse

A l'ombre d'un mur en ce jour de mai

Je marcherai nue sur les pavés d'une rue

Dont on vient d'arracher la peau d'asphalte

 

« J'ai tout perdu, rien ne me manque ! »