Comme en poésie n°8

Jean Pierre Lesieur

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Au sommaire du numéro 8 :

Page 1 : Poésie... donc : édito JPL
Pages 2 et 3 : Éric DEJAEGER
Pages 4, 5, 6 : Nathalie RIOU
Page 7 : Odile CARADEC
Pages 8 et 9 : Jacques BROSSARD
Pages 10 et 11 : Lucien WASSELIN
Pages 12 et 13 : Patrice MALTAVERNE
Pages 14,15,16 : Béatrice GAUDY
Page 17 : Comme la poésie dans les livres : J.CHATARD
Pages 18 et 19 : Michelle STRUVIER
Pages 20 et 21 : Jean Pierre LESIEUR : Dérisoires, Journal
Pages 22 et 23 : Un autre ami trop tôt parti : Claude SEYVE
Page 24 : Comme les petites annonces : JPL
Pages 25, 26,27 : Elmys GARCIA RODRIGUEZ
Page 28 : Georges CATHALO
Pages 29 et 30 : Comme dans les recueils JPL
Page 31 : Comme la poésie à l'école / Michèle CAUSSAT
Page 32 : Comme en correspondance JPL
Page 33 : Où l'on "reconte" de Saudade de Parfait antérieur
et de Plus que parfait : JPL
Page 34 : Claude ALBARÈDE Critique des "poèmes cons" de Jean L'ANSELME
Page 35 : Pan sur la gueule JPL
Page 36 : Comme en revues JPL
Page 37 : encore des questions JPL
Page 38 : Jean Paul GAVARD-PERRET : D'une poésie active : Anne POIRÉ
Page 39 : Comme en reportages : Lucien WASSELIN
Page 40 : De questions en réponses.


Extrait du numéro 8 :

 

POESIE DONC (Editorial)

Les poètes ne sont pas là pour se tirer dans les pattes, pour se flinguer en vol, pour se détruire de mots. A mon humble avis, et il est humble, il y a trop d'armes en circulation dans les poches des manieurs de vers. Comment peut-on raisonnablement croire que les polémiques sur tel ou tel, les descentes en flamme de telle ou telle revue, le plastiquage grandeur réelle d'un groupe ou d'un autre, qu'il soit encore vivant ou déjà mort, amène quoi que ce soit à la cause de la poésie.
Il existe suffisamment de revues pour que chacun puisse trouver chaussure à son pied ensuite les lecteurs, enfin ceux qui lisent de la poésie, n'auront plus qu'à faire leur choix. Et ils le feront si l'on donne aux revues et aux éditeurs la diffusion nécessaire rentable ou non.
Comment peut-on prendre prétexte de la vie privée, religieuse ou politique d¹un poète pour lancer un anathème délirant contre lui?
Parlons de sa poésie et ça suffira, le reste ça le concerne et laissons cela à la presse people, qui entre parenthèse ne s'intéresse jamais aux poètes.
Parce que la raison d'être d'un poète c'est d'écrire de la poésie, il y a de ces évidences qu'il est bon de rappeler, parfois.
Il y a une "microédition" et ses revues qui publient des poètes qui seront lus par un petit nombre de lecteurs, mais qui seront lus et feront comme le dit LAVAUR, "TRACES" : nous en sommes. Il y a une "macroédition", qui ne publie pas beaucoup de poètes, mais quelques uns quand même, et qui va les puiser chez nous, les sans-grade. Comme cela engage tout de même quelques frais il y a choix éditorial. Mais avec ce système je ne pense pas qu'un poète ayant envie d'être publié passe au travers. Ici ou là, là ou là-bas il pourra mettre ses textes dans le circuit de lecture. Ensuite décideront : les médias, les critiques, les lecteurs et la postérité. Je ne suis pas assez naïf pour croire que cela est juste quant à la notoriété, il doit bien y avoir aussi quelques connivences, copinages, cirages de pompes, mais dans l'ensemble nous vivons dans une époque plutôt mieux que les précédentes pour l'impression de la poésie.
Je ne parle pas d'Internet, qui à lui seul représente un super moyen de faire connaître ses écrits à la terre entière.
Il est résolu le temps où quelques uns pouvaient terroriser les autres par leurs écrits ou leurs actions ou un seul homme faisait et défaisait les réputations. Si on vous chasse par la porte vous pouvez entrer par la fenêtre et je ne compte pas m'en priver ni en priver les poètes qui font confiance à "COMME EN POÉSIE".
Nous sommes du vingtetunième siècle et il sera poétique ou il sera poétique comme ne l'a jamais dit MALRAUX, qui aimait bien les poètes.
Je vous tire mon salut qui n'est pas une révérence parce que nous sommes des poètes debout qui ne se prennent pas la tête dans les jeux stériles qui défigurent la poésie.